08 avril 2009
Le Vide et nous. Part one
Bon sang.
J’ai rien écrit depuis le mois de février.
Enfin si, sur mon autre blog que j’ai, et que connaissent
certaines petites malines qui me lisent, y a un petit post.
Vite Vite, un post, un post.
Bon, j’avais prévu de surfer comme une reine sur l’actu, et
de rebondir (ouille) sur l’expo en cours, du 25 février au 23 mars (aille) à
Beaubourg.
Vides, une
rétrospective.
- Au premier étage des collections permanentes, neuf salles vides.
Question : pourquoi neuf ?
Réponse : parce que dix ça aurait fait psycho rigide
1- Yves Klein. La spécialisation de la sensibilité à l'état matière première en
sensibilité picturale stabilisée.
2- Art & Language. The air-conditionning show.
3- Robert Barry. Some places to which we can come, and for a while "be
free to think about what we are going to do.".
4- Robert Irwin. Experimental situation.
5- Laurie Parsons. Sans titre. < Chapeau bas !
6- Bethan Huws. Haus esters piece.
7- Maria Eichhorn. Money at the Kunsthalle.
8- Roman Ondak. More silent than ever.
9- Stanley Brouwn. Un espace vide dans le centre Pompidou < Bien vu aussi
- Une exposition préparée par six commissaires.
Question : pourquoi six ?
Réponse : parce que pour décider de où non mettre les œuvres, il fallait au moins ça.
- Dans la salle exposant le vide de Stanley Brouwn, le vide a été tagué d'un carré noir signé.
Question : le vide est-il toujours vide ?
Autre question : Est-ce une autre exposition, celle des non-oeuvres ayant été réinventées ?
- Une exposition dont on peut trouver le catalogue à la librairie, au prix de 39 €
Question : est-ce que c’est bien la peine que je tente de faire de l’humour là-dessus ou bien est-ce que ça se suffit à soi même ?
Réponse : je
pourrai jamais faire aussi bien.
Commentaires
La notion de vide est intimement liée à la notion d'être. Le vide est l'absence de matière, l'absence d'être. Mais peut-on parler du vide comme d'une entité en soi, ou uniquement comme une absence ? Parménide disait « l'être est, le non-être n'est pas » ; le vide était pour lui un non-être, et ne pouvait donc exister.
Leucippe et Démocrite, contre Parménide, admirent l'existence du vide et en firent avec l'atome le principe de toute chose ; le vide, lieu dépourvu de matière, a donc reçu une certaine forme d'être et devint le doublet indispensable et inséparable de l'être.
Aristote, dans sa Physique, au livre IV, nie l'existence du vide et affirme son incompatibilité avec le mouvement. C'est une conception de l'univers comme d'un "espace clos", organisé, ordonné et harmonique.
Descartes niait l'existence de l'atome comme celle du vide, concepts auxquels il opposait les théories géométriques, réduisant l'espace à une pure et simple étendue, la matière n'étant qu'une modification de la forme. Gassendi l'a lourdement contredit sur ce point (5e objection des Méditations métaphysiques). En effet, le vide et l'atome composent bel et bien la matière, et ces caractéristiques lui confèrent une nature intrinsèquement différente de l'étendue.
La découverte, ou plutôt l'admission du vide dans la nature est une étape décisive de l'histoire des sciences, la polémique agita fortement les milieux savants durant la révolution scientifique du xviie siècle.
Ainsi, lorsqu'un Européen voit un verre, il voit d'abord la matière, sa forme ; un taoïste y verrait d'abord le vide qui le rend utile (qui permet d'être rempli).
Le vide taoïste est conçu comme un potentiel, quelque chose qui attend d'être rempli, et par extension d'être réalisé : c'est l'esprit vide de pensée dans lequel peuvent naître les idées, c'est le blanc de la feuille qui attend d'être dessiné (voir Taoïsme : Plénitude du vide et autres paradoxes).
Dans le bouddhisme, le vide désigne l'absence de nature propre de toute chose, la vacuité.
Dans le sens commun, lorsque l'on dit qu'un contenant est vide, il est en fait rempli d'air. Un verre vide, une bouteille vide, un carton vide… contiennent en fait environ 2·1015 molécules par millimètre cube. Un vide très poussé, un milliardième de l'atmosphère par exemple, laisse encore plusieurs millions de molécules par millimètre cube.
En physique, le vide est un concept qui recèle des propriétés tout à fait surprenantes et néanmoins fondamentales.
Ce n'est pas le néant (l'absence de tout). La physique moderne nous indique d'ailleurs qu'il est tout à fait pertinent de discuter de l'énergie du vide. Ce n'est pas non plus un éther, un milieu matériel, suivant les époques, mouvant ou fixe et indépendant de tout référentiel, imaginé, par exemple, comme support des ondes électromagnétiques. Il a été prouvé que ce dernier n'existe pas (par Michelson et Morley), on en a donc abandonné l'idée.
On peut dans une première approche dire que le vide est un espace dans lequel les molécules sont fortement raréfiées. Ainsi, pour « faire le vide », on prend une enceinte étanche et on pompe l'air avec une pompe à vide ; on définit la qualité du vide par la pression d'air résiduelle, exprimée en pascal (Pa, unité du système international), ou plus souvent dans le milieu industriel en millibar (mbar) ou torr (mm de mercure). On ne peut atteindre ainsi qu'un vide partiel, quelle que soit la température.
Un vide considéré comme très poussé, « ultravide », correspond à une pression de l'ordre de 10-8 Pa ; on y dénombre encore 2 millions de molécules par centimètre cube1. Par comparaison, la densité au sein des gaz interstellaires est de l'ordre de 1 atome par centimètre cube.
Mais qui dit absence de matière ne dit pas absence d'événement. Ainsi, les ondes électromagnétiques traversent le vide, et c'est le milieu qui s'oppose le moins à leur avancement (la vitesse de la lumière dont on parle usuellement, limite à toute transmission d'information, est celle dans le vide) ; il y a dans le vide des variations du champ électrique et du champ magnétique, mais ces champs ne nécessitent aucun support matériel. Le vide total nécessite donc l'absence à la fois de matière mais aussi de rayonnement.
Le vide absolu défini ci-dessus est donc un milieu statistiquement sans particules élémentaires. La physique quantique, qui définit le vide comme l'état d'énergie minimale de la théorie, montre qu'il reste néanmoins le siège de matérialisations spontanées et fugaces de particules et de leur antiparticules associées, on parle de particules virtuelles, qui s'annihilent presque immédiatement après leur création. Ces fluctuations quantiques sont une conséquence directe du principe d'incertitude qui affirme qu'il n'est jamais possible de connaître avec une certitude absolue la valeur précise de l'énergie. On appelle ce phénomène les fluctuations quantiques du vide2.
Einstein consacre l'annexe 5 de son livre Relativité - Théories spéciale et générale (Relativity - The Special and the General Theory, traduction de Robert Lawson, 1961) à la relativité et [au] problème de l'espace. Il y cite Descartes et Kant et donne raison au premier contre le second, en niant l'existence du vide, c'est-à-dire, précise-t-il, l'existence d'un espace vide de champ. Il note dans sa préface à la 9e édition du livre : « les objets physiques ne sont pas dans l'espace, mais ces objets ont une étendue spatiale. De la sorte, le concept d' « espace vide » perd son sens. »3
si on peut plus rigoler ...!!
oui, c'est bien possible, qu'on se reverra... t'habites dans quel coin, Malcie?
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